Jean-Yves Guionet peintre sensualiste

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Entretiens A. Wrona et Jean-Yves Guionet.


Sens et existence de l'art aujourd'hui.

 Si l'on est en droit de réclamer pour l'art contemporain une intervention de l'état, c'est en vertu d'une conviction profonde: celle de l'utilité de l'art vivant dans la société contemporaine. René Huygue, dans le rôle de l'image, définit l'importance de l'image en termes de communication, de médiation: l'oeuvre d'art est ce qui nous permet de passer du spectacle de l'univers visible à la découverte d'une intimité de l'être. Elle opère un trait d'union fondamental entre la nature et sa nature. Il existe un besoin véritable de l'image, qui répond au premier sens éveillé chez l'enfant ; le sens de l'art aujourd'hui est de nourrir les rêveries spécifiques de l'image, d'alimenter l'imaginaire contemporain. Un regard trop exclusivement tourné vers le passé comme le regard patrimonial ou une réflexion trop centrée sur le travail de la pensée comme celle de la plupart des intellectuels, vont à l'encontre de cette vie de l'image, inséparable de toute création artistique, et qui fait la richesse d'une civilisation.

Les voies de la création contemporaine.


  L'actuel décalage entre le public et l'artiste conduit à se poser la question suivante: qu'est-ce que l'art contemporain? Comment définir cette notion de contemporanéité ? L'artiste doit obéir à des exigences intérieures. Se soumettre
à une recherche prioritaire de l'universel et de la communication avec le public serait tombé dans la démagogie.

La connaissance et la beauté.

 L'art contemporain se heurte à deux obstacles : d'une part la confusion de la beauté et du plaisir esthétique, d'autre part le désir de toujours comprendre l'oeuvre d'art. La peinture ne cherche plus aujourd'hui une beauté canonique, définie selon des codes universels, mais une émotion sans règle, qui permette
une relation vraie et unique avec l'oeuvre d'art. Pour autant, un apprentissage
est nécessaire. S'il est illusoire de croire en une compréhension de la peinture,
qui ne relève pas du champs du savoir, on peut en revanche estimer que la rencontre avec l'artiste est favorisée par un travail préalable de connaissance. L'approche de l'oeuvre se fait alors par celle de l'artiste, de son discours et
de sa vie - de tout ce qui le rend contemporain à son public. Les musées
se prêtent peu à cette approche de l'oeuvre ; le nombre d'oeuvres exposées
fait en effet obstacle à un apprentissage individuel, qui permette de découvrir l'artiste dans son métier comme dans ses émotions. Le temps est indispensable
à la rencontre avec le public, tout autant qu'à la fabrication de l'oeuvre elle même. Le caractère contemporain de la production actuelle est tributaire de ce facteur temporel : ménager le temps de la rencontre, c'est éviter le regard nostalgique, qui revient au figuratif pour surmonter la difficulté de compréhension. Mais c'est aussi s'éloigner des installations, qui font l'économie du travail artistique, et parient sur une immédiateté tant dans la conception que dans la réception de l'oeuvre.
La peinture recouvre l'idée (Braque).
Sans doute faut-il renoncer à l'idée que c'est le peintre qui crée sa peinture pour admettre progressivement que seule la peinture crée le peintre. (D. Lacomme) Rééquilibrer médiatiquement la culture en promouvant la peinture, ART MAJEUR ou le SENSUALISME.

« L'artiste est un artisan qui insiste ».